Actualités des dérapages du gouvernement



Archive pour novembre 2009

Suppression des panneaux de signalisation des radars fixes

Lundi 16 novembre 2009

radar_automatiqueUn hoax circule sous forme d’un courrier du ministère de l’intérieur qui est parvenue aux préfets les informants de la suppression des panneaux de signalisation des radars fixes pour le 1er janvier 2010. On sait que l’état a besoin d’argent, et il va puiser les sous qu’il lui manque auprès des contribuables délinquant de la route en renforçant leur système de répression : suppression des panneaux de signalisation des radars fixes et envoi à domicile des contraventions avec aquittement de la taxe d’affranchissement.

Voici le contenu de ce courrier :

Suppression des panneaux de signalisation des radars fixesINFORMATION CONFIDENTIELLE A MESSIEURS LES PREFETS

Suite aux dernières délibérations il a été décidé ce qui suit :

Suppression des panneaux de signalisation des radars fixes

A compter du 1er janvier 2010, les installations des panneaux annonçant la proximité des radars ne seront plus systématiques à la demande des associations contre la délinquance routière.
Cette nouvelle disposition devrait permettre de faire des économies substantielles quand on sait le coût du panneau et de la pose (environ 10 000 €) et de positionner par ce biais davantage de contrôles fixes. Je ne saurais trop vous conseiller de rester discret sur cette nouvelle disposition au moins jusqu’aux élections régionales.
Par ailleurs dès 2010 les positionnements seront multipliés, l’objectif étant de mettre en place des points fixes de contrôle tous les 10 kilomètres sur les axes principaux de vos régions pour tendre vers un point tous les deux kilomètres d’ici 2015.

L’envoi à domicile des contraventions.

Le passage en société anonyme de la poste apporte également quelques modifications pour améliorer la rentabilité des services, ainsi l’affranchissement ne sera plus pris en charge par l’administration et les contraventions seront expédiées en port dû dès le 1er janvier 2010 ;
Si le contrevenant ne veut pas acquitter la taxe d’affranchissement et qu’il refuse le courrier, l’amende sera doublée et réclamée par le trésor public.
En cas de non paiement ce sera alors aux gendarmes et policiers de se présenter au domicile du susnommé pour encaisser les sommes selon la procédure actuelle en vigueur.

Pour application immédiate aux dates désignées,
Le chef de cabinet du ministre,
G. Ardeneau

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Chute du Mur: le souvenir étrange de Nicolas Sarkozy à Berlin

Mardi 10 novembre 2009

nicolas_sarkozy_chute_du_mur_de_berlin_novembre_1989Que faisait Nicolas Sarkozy le 9 novembre 1989? Selon sa page Facebook, il donnait quelques coups de pioche dans le murs de Berlin. Pour d’autres, le président refait l’histoire : son récit est édulcoré. Alors Nicolas Sarkozy a-t-il menti ?

Dimanche soir, à la veille de la célébration des 20 ans de la chute du mur, Nicolas Sarkozy publie sur sa page Facebook son souvenir du 9 novembre 1989.  Photo à l’appui, le président  tout juste âgé de 34 ans et maire de Neuilly-sur-Seine affirme qu’il se trouvait à Berlin en compagnie d’Alain Juppé, alors secrétaire général du RPR.

« Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé …pour participer à l’événement qui se profile »

facebook_nicolas_sarkozy

Mais cette version est aujourd’hui contredite. En effet, le journaliste de Libération Alain Auffray, ancien correspondant à Berlin,  a jeté un pavé dans la marre en affirmant que le récit du président ne tenait pas la route.

« Le matin du  9 novembre, personne à Paris – ni même à Berlin -  ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la « libre circulation » qu’à partir de 20h. Et ce n’est qu’après 23 heures que les Berlinois de l’Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière  est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais « l’événement » ne s’est « profilé ». indique le journaliste de Libé sur son blog.

Et dans son décryptage, le journaliste ne s’arrête pas là , il relève même de grossières incohérences dans le récit du chef de l’Etat.

« Arrivés à Berlin-ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur. »

Selon, le journaliste cette « ouverture probable » n’a jamais provoqué le moindre rassemblement à l’Ouest. « La foule était massée à l’Est. Les Berlinois de l’Ouest n’ont commencé à s’attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. »

Alain Juppé en remet une couche

Et le récit de Nicolas Sarkozy semble aussi être contredit par son compère Alain Juppé lui-même.Dans une interview accordée à TV5, le maire de Bordeaux cafouille dans les dates. A l’époque, il est secrétaire générale de l’UMP et  visiblement ses souvenirs sont plus imprécis. « Le 10 ou 11 novembre, je ne me souviens plus exactement, j’étais à Berlin avec quelques amis » sans citer les noms de ses amis. Sur Antenne 2, le 10 novembre 1989, Alain Juppé ne mentionne pas non plus sa présence à Berlin la vieille. Un oubli? Etrange tout de même.

De plus, lorsque l’on compare les souvenirs des deux hommes, il y a aussi des incohérences:  » En novembre, j’étais de nouveau à Berlin, avec ma petite équipe du RPR, dont Nicolas Sarkozy. Le 9 au soir, il gelait à pierre fendre. Nous avons franchi le mur à Check Point Charlie…Sans contrôle cette fois. Sur la place de Brandebourg, nous avons rencontré un jeune soldat… » affirme Alain Juppé dans une vidéo sur son blog.

Deux fois à Berlin

Du côté de l’Elysée, on dément avoir édulcoré cette histoire. « Ce qui a été relaté est la stricte vérité. » Dans Le Figaro, l’organisateur du voyage, Philippe Martel, affirme lundi qu’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy étaient présents dès le 9 novembre au soir à Berlin. « J’ai vérifié dans mon agenda 1989, j’ai l’âme d’un archiviste ».

Et comme pour tenter de clore la polémique, un conseiller de Nicolas Sarkozy a déclaré sur le site de 20minutes.fr que Nicolas Sarkozy avait été deux fois à Berlin durant le mois novembre 1989: le 9 et le 16 novembre.

Mais où était Nicolas Sarkozy?

Pour Alain Auffray, Nicolas Sarkozy n’était pas à Berlin le 9 novembre 1989. Et cette fausse information proviendrait « du conseiller élyséen chargé du blog présidentiel » qui pris d’un excès de zèle aurait bricolé ce récit.  Le journaliste affirme que le 9 novembre 1989, Nicolas Sarkozy était très certainement à Collombey-les-deux-églises pour commémorer le 19ème anniversaire de la mort du Général de Gaulle.

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